Introduction

Demandez conseil à votre équipe soignante au sujet de l’alcool si vous prenez du sémaglutide (Ozempic, Wegovy) ou du tirzépatide (Mounjaro, Zepbound). Vos autres médicaments, vos symptômes et vos antécédents influencent cette décision. L’alcool peut faire baisser la glycémie, surtout si vous prenez également de l’insuline ou un sulfamide hypoglycémiant, et compliquer le traitement si vous mangez peu ou perdez des liquides. 1 2 3

Tenir compte des symptômes et des autres médicaments

Les notices de Wegovy et Zepbound mettent en garde contre les symptômes digestifs graves, les atteintes rénales dues à la déshydratation et la pancréatite, une inflammation du pancréas. Elles signalent aussi le risque d’hypoglycémie, plus élevé lorsque ces médicaments sont associés à l’insuline ou à des sulfamides hypoglycémiants. Ces avertissements ne permettent pas de mesurer précisément le risque supplémentaire lié à une quantité donnée d’alcool. 2 3

Parlez d’alcool avec votre médecin si vous avez du diabète, des antécédents de pancréatite, une maladie du foie ou du mal à maintenir votre apport en nourriture et en liquides. L’alcool peut compliquer la détection ou la prise en charge d’une baisse de glycémie. Demandez un plan qui tient compte de tous vos médicaments. 1

Les essais indiquent un effet sur certains indicateurs de consommation

Deux essais ont comparé le sémaglutide à un placebo pour le trouble lié à l’usage de l’alcool :

  • Sémaglutide injectable, 2025 : Les chercheurs ont réparti au hasard 48 adultes présentant un trouble lié à l’usage de l’alcool entre sémaglutide et placebo pendant neuf semaines. Les participants ne cherchaient pas à traiter leur consommation. La dose était de 0,25 mg par semaine pendant quatre semaines, 0,5 mg pendant quatre semaines, puis 1 mg pendant une semaine. Le sémaglutide a réduit la consommation mesurée en laboratoire et certains indicateurs, dont la quantité consommée les jours où les participants buvaient. Il n’a pas réduit la moyenne de boissons sur l’ensemble des jours ni le nombre de jours de consommation. 4
  • Sémaglutide oral, 2026 : Les chercheurs ont réparti au hasard 50 adultes qui cherchaient de l’aide pour un trouble modéré à sévère lié à l’usage de l’alcool entre sémaglutide et placebo. Le groupe sémaglutide a pris 3 mg par jour pendant quatre semaines, puis 7 mg par jour pendant quatre semaines. Les chercheurs ont relevé moins de jours de forte consommation, mais aucune amélioration statistiquement claire des envies mesurées en laboratoire, le principal indicateur de l’étude, ni du nombre de boissons par jour. 5

Ces petits essais de courte durée portaient sur des doses précises de sémaglutide injectable ou oral. Ils ne montrent pas que le tirzépatide produit les mêmes effets ni qu’un traitement GLP‑1 rend l’alcool sans risque.

Parler des envies d’alcool avec votre équipe soignante

Dites à votre médecin si votre envie de boire change, même si vous avez commencé votre médicament pour une autre raison. Apportez les dates et les doses de votre historique de traitement. Les essais ci-dessus ne donnent pas de calendrier pour modifier la dose de GLP‑1 afin de gérer la consommation d’alcool. Demandez conseil sur les traitements éprouvés et les aides adaptés à vos besoins. 4 5 6

Consulter en cas de symptômes préoccupants

Une douleur abdominale intense ou persistante, en particulier si elle s’accompagne de vomissements ou irradie dans le dos, nécessite une évaluation rapide. Contactez votre médecin si des vomissements ou une diarrhée vous empêchent de boire suffisamment. La confusion, l’évanouissement ou d’autres symptômes graves justifient des soins urgents. 1 2 3

Si vous avez du mal à contrôler votre consommation d’alcool, demandez conseil sur les traitements reconnus du trouble lié à l’usage de l’alcool. En cas de dépendance physique possible, demandez un avis médical avant d’arrêter, car le sevrage peut être dangereux. 6

Garder des notes dans Shotsy

Utilisez les notes et le journal des symptômes de Shotsy pour consigner les changements liés à la consommation d’alcool et les dates des doses. Parlez de vos préoccupations à votre médecin. L’application ne peut pas diagnostiquer une interaction ni traiter un trouble lié à l’usage de l’alcool.

Conclusion

La décision de boire de l’alcool pendant un traitement par GLP‑1 dépend de votre santé et de vos réactions au traitement. Demandez à votre médecin si l’alcool vous convient, quelles limites suivre et si vos autres médicaments nécessitent des précautions particulières. Si l’alcool vous empêche de manger, de vous hydrater ou de gérer vos symptômes, parlez-en avant d’en reprendre.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre traitement ou votre routine de santé.