Introduction

Il n’existe pas de quantité de liquide unique pour toutes les personnes qui prennent un médicament GLP‑1. Le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound) peuvent provoquer des nausées, des vomissements ou une diarrhée qui compliquent l’hydratation. Vos besoins dépendent de votre alimentation, de votre activité, de votre environnement, de votre état de santé et de toute restriction hydrique fixée par votre professionnel de santé. [1] [2] [3]

Pourquoi la déshydratation peut survenir plus facilement pendant le traitement

Certaines personnes se déshydratent pendant le traitement. Ces facteurs peuvent y contribuer :

  • Moins d’eau apportée par les aliments : Les aliments fournissent généralement environ 20 % de l’eau totale. Manger moins peut réduire cet apport, mais il n’est pas possible de calculer cette variation à partir d’un pourcentage fixe de baisse de l’appétit. [3]
  • Vomissements ou diarrhée : Ces symptômes peuvent entraîner une perte de liquide. Les nausées peuvent rendre la boisson difficile même sans vomissements. Des pertes persistantes peuvent provoquer une déshydratation et des troubles électrolytiques ; les notices mettent aussi en garde contre les lésions rénales liées à la déshydratation. [1] [2]
  • Difficulté à boire suffisamment : Si vous ne vous sentez pas bien ou que vos habitudes alimentaires et de boisson changent, vous risquez de boire moins. Parlez-en à votre équipe soignante si cette difficulté persiste. [1] [4]

Les symptômes peuvent avoir plusieurs causes

Dans les essais de gestion du poids chez l’adulte cités dans la notice de Wegovy injectable à 2,4 mg, les effets signalés incluaient les nausées (44 %), la diarrhée (30 %), les vomissements (24 %), la constipation (24 %), la fatigue (11 %), les étourdissements (8 %) et les maux de tête (14 %). Ces pourcentages comptent les effets secondaires signalés. Ils ne mesurent pas combien de participants se sont déshydratés. [1]

La déshydratation peut provoquer de la soif, une bouche sèche, des urines plus foncées ou moins fréquentes, de la fatigue et des étourdissements. D’autres problèmes de santé peuvent provoquer les mêmes symptômes ; ces signes seuls ne confirment donc pas une déshydratation. Si vous ressentez de la fatigue pendant le traitement, demandez à votre équipe soignante quelles autres causes sont possibles avant de supposer qu’il vous faut plus de liquide. [4]

Boire suffisamment peut aider les fibres à agir et garder les selles plus molles, mais la constipation a aussi d’autres causes. Demandez conseil à votre équipe soignante en cas de constipation persistante au lieu d’augmenter sans cesse l’eau ou les fibres de votre propre initiative. [5]

Les électrolytes contribuent à réguler l’équilibre hydrique. Un journal de consommation d’eau ne permet pas de repérer un déséquilibre électrolytique ni de déterminer si vous devez en remplacer ; votre professionnel de santé peut demander une prise de sang. [4] [6]

L’eau totale et les boissons sont deux apports différents

Les apports adéquats généraux des National Academies pour les adultes sont d’environ :

  • Femmes : 2,7 litres, ou 91 onces liquides américaines, d’eau totale par jour.
  • Hommes : 3,7 litres, ou 125 onces liquides américaines, d’eau totale par jour.

L’eau totale comprend les aliments, l’eau plate et les autres boissons. Avec une alimentation habituelle, les boissons contribuent environ 2,2 litres (74 onces) chez les femmes et 3,0 litres (101 onces) chez les hommes. Ce sont des repères généraux, et non des minima prescrits ou des besoins propres aux GLP‑1. [3]

L’activité, la chaleur et les pertes de liquide peuvent modifier vos besoins. Manger moins ne justifie pas d’ajouter automatiquement un nombre fixe d’onces. En cas d’insuffisance cardiaque, de maladie rénale ou de restriction hydrique prescrite, demandez un objectif personnalisé avant d’augmenter votre apport. Certaines personnes doivent limiter les liquides, le sodium ou le potassium. [3] [7] [8]

Conseils pratiques pour suivre votre plan hydrique

Choisissez une routine adaptée à l’objectif convenu avec votre équipe soignante :

  • Buvez régulièrement : Gardez des boissons à portée de main et prenez de petites gorgées si les nausées rendent les grandes quantités difficiles. [1] [4]
  • Utilisez une bouteille graduée : Elle vous aide à voir ce que vous avez bu sans avoir à deviner.
  • Choisissez un goût agréable : Essayez l’eau avec du citron ou du concombre si vous n’aimez pas l’eau plate.
  • Comptez les bonnes sources : Le thé, le café, le bouillon et les aliments riches en eau contribuent au total. Les boissons caféinées apportent aussi du liquide ; elles n’annulent pas automatiquement l’eau qu’elles contiennent. [3]
  • Utilisez la bonne mesure : En cas de restriction hydrique, demandez ce qu’il faut compter. Un objectif d’eau plate diffère d’une limite portant sur tous les liquides. [7]

Électrolytes et quand consulter

Les vomissements ou la diarrhée peuvent entraîner une perte d’eau et d’électrolytes. Demandez à un professionnel de santé ou à un pharmacien si une solution de réhydratation orale vous convient. Ne supposez pas que toutes les boissons électrolytiques ont la même composition ni qu’elles conviennent en cas de maladie rénale ou de restriction en sodium ou potassium. [4] [8]

Contactez rapidement votre professionnel de santé si les vomissements ou la diarrhée persistent, ou si vous ne parvenez pas à garder les liquides. N’attendez pas 48 heures si les symptômes sont graves. Les guides des médicaments recommandent de signaler les nausées, vomissements ou diarrhées qui ne disparaissent pas. [1] [2]

Demandez immédiatement une aide médicale en cas de confusion, d’évanouissement, d’absence d’urines, de battements cardiaques rapides ou de respiration rapide. Une déshydratation grave peut nécessiter une perfusion à l’hôpital. [4]

Suivez votre consommation d’eau avec Shotsy

Notez l’eau, les doses, l’alimentation et les symptômes dans Shotsy. Apportez cet historique à vos rendez-vous pour parler de votre routine et de vos symptômes. Le suivi peut faciliter la conversation, mais il ne diagnostique pas la déshydratation et ne remplace pas les soins médicaux.

Conclusion

Vos besoins en liquides pendant un traitement GLP‑1 dépendent de votre santé et de votre quotidien, comme pour n’importe qui. Fixez un objectif avec votre équipe soignante et comptez-y l’eau apportée par les aliments et les autres boissons. Si des symptômes laissent penser que vous perdez beaucoup de liquide, consultez sans attendre.

Cette publication est fournie à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre traitement ou votre routine de santé.