Introduction

La fatigue peut survenir pendant un traitement par GLP‑1. Il faut y prêter attention si elle limite vos activités. Si vous prenez du sémaglutide (Ozempic, Wegovy) ou du tirzépatide (Mounjaro, Zepbound), ne supposez pas que votre manque d’énergie est simplement dû à un apport insuffisant en protéines ou en eau. Les participants aux essais de Wegovy et de Zepbound ont signalé de la fatigue, mais ces déclarations n’en établissent pas la cause dans votre cas. 1 2

Les taux de fatigue varient selon le traitement

Les chercheurs ont regroupé les résultats de trois essais menés auprès d’adultes en surpoids ou obèses, dont certains étaient atteints de diabète de type 2. Les participants ont reçu chaque semaine des injections de Wegovy à 2,4 mg ou un placebo pendant 68 semaines au maximum. Ils ont ensuite été suivis pendant sept semaines après l’arrêt du traitement. Une fatigue, y compris une faiblesse, a été signalée chez 11 % des participants sous Wegovy contre 5 % sous placebo. 1

Deux essais sur Zepbound ont étudié des adultes en surpoids ou obèses, avec ou sans diabète de type 2. Le traitement a duré jusqu’à 72 semaines, puis le suivi s’est poursuivi pendant quatre semaines après son arrêt. Les chercheurs ont signalé une fatigue chez 5 % des personnes prenant 5 mg par semaine, 6 % de celles prenant 10 mg et 7 % de celles prenant 15 mg, contre 3 % sous placebo. La catégorie « fatigue » incluait la faiblesse et le manque d’énergie. 2 Les essais portaient sur des groupes différents ; ces chiffres ne permettent donc pas de savoir quel médicament risque le moins de vous fatiguer.

Notez quand le manque d’énergie a commencé et ce qu’il vous empêche de faire. Dire que vous devez vous arrêter pendant une promenade que vous faites habituellement donne plus de contexte à votre médecin qu’une simple note de fatigue.

Examiner l’alimentation, l’hydratation et le sommeil sans présumer de la cause

Une diminution de l’appétit peut rendre difficile la satisfaction de vos besoins nutritionnels. Les spécialistes de la nutrition liée aux GLP‑1 recommandent des conseils adaptés à chaque personne. Demandez à un diététicien ou à votre prescripteur quels repas et quelle quantité de protéines conviennent à votre appétit, à votre santé et à vos objectifs de traitement. Atteindre un objectif calorique ou protéique ne révèle pas la cause de votre fatigue et ne garantit pas son amélioration. 3

Un mauvais sommeil, une anémie, une maladie de la thyroïde, une dépression et d’autres médicaments font partie des causes possibles d’un manque d’énergie. Examinez ces possibilités avec votre médecin, surtout si la fatigue persiste malgré le repos et un apport alimentaire suffisant. 4 Notre article sur le sommeil et les GLP‑1 peut vous aider à préparer vos questions sur le sommeil.

Notez brièvement les repas sautés, les vomissements ou la diarrhée et les interruptions de sommeil. Ne considérez pas une tendance dans vos notes comme la preuve d’une carence.

Parler d’une fatigue persistante à votre équipe soignante

Demandez à votre médecin d’examiner vos nouveaux médicaments, les changements de dose et la nécessité d’un examen ou d’analyses sanguines. En fonction de vos antécédents, il pourra vérifier si vous souffrez d’anémie ou d’un problème thyroïdien, entre autres causes. Ne commencez pas à prendre des compléments à la place d’une évaluation médicale. 4

Une hypoglycémie mérite une attention particulière si vous utilisez aussi de l’insuline ou un sulfamide hypoglycémiant. Les notices d’Ozempic et de Mounjaro avertissent que ces associations augmentent le risque d’hypoglycémie. Si la fatigue s’accompagne de sueurs, de tremblements ou de vertiges, vérifiez votre glycémie si possible et suivez les consignes prescrites pour la traiter. Demandez à votre équipe spécialisée dans le diabète si votre traitement doit être ajusté. 5 6

Demander de l’aide en cas de symptômes graves ou qui s’aggravent

Contactez votre médecin si la fatigue persiste, s’aggrave ou perturbe vos activités habituelles. Il n’est pas nécessaire d’attendre plusieurs semaines pour signaler un changement important. Une confusion, des vertiges ou une très faible quantité d’urine nécessitent une évaluation médicale rapide. 4

Demandez une aide d’urgence en cas de douleur thoracique, d’essoufflement important, d’évanouissement ou de confusion grave. Ne supposez pas que ces symptômes font partie de l’adaptation normale au médicament. 7

Suivre votre énergie avec Shotsy

Notez la fatigue à côté des dates d’injection et utilisez les notes quotidiennes pour consigner votre sommeil, vos repas et les limites de vos activités. Avec Shotsy, vous pouvez exporter un PDF comprenant un graphique des effets secondaires pour voir si la fatigue s’améliore ou s’aggrave avec le temps. Apportez-le à votre rendez-vous ou envoyez-le à votre professionnel de santé pour expliquer l’effet de la fatigue sur votre quotidien.

Conclusion

Demandez à votre équipe soignante d’évaluer une fatigue persistante au lieu de supposer qu’elle sera résolue par plus de nourriture ou d’eau. Examinez avec elle vos habitudes quotidiennes et vos médicaments, et demandez de l’aide si le manque d’énergie persiste ou perturbe votre vie.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre traitement ou votre routine de santé.