Introduction
La constipation peut survenir avec le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) ou le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound). Les notices d’Ozempic et de Mounjaro la répertorient parmi les effets secondaires fréquents, mais la durée et le traitement nécessaire varient. 1 2 Commencez par examiner vos symptômes et vos habitudes alimentaires. Contactez votre prescripteur si les symptômes ne s’améliorent pas.
La constipation peut durer plus longtemps que d’autres symptômes digestifs
Les chercheurs ont regroupé les résultats des essais STEP 1, 2 et 3, menés chez des adultes en surpoids ou obèses pendant 68 semaines. STEP 2 incluait des personnes atteintes de diabète de type 2. Les participants ont pris un placebo ou des injections hebdomadaires de sémaglutide, dont la dose a progressivement atteint 2,4 mg. La constipation a touché 24,2 % du groupe sémaglutide et 11,1 % du groupe placebo. La durée médiane, c’est-à-dire la valeur centrale, était de 47 jours avec le sémaglutide et de 35 jours avec le placebo. Ces chiffres ne prédisent pas la durée de vos symptômes. 3
Notez brièvement les selles, les selles dures, les efforts et les remèdes essayés. Indiquez si le problème a commencé avant le traitement ou après un changement de dose afin de fournir à votre médecin un historique utile.
Adapter l’alimentation et l’hydratation à vos besoins
Une alimentation pauvre en fibres, un apport hydrique insuffisant et une baisse de l’activité physique peuvent contribuer à la constipation. D’autres médicaments, notamment les compléments de fer et certains antalgiques, peuvent également jouer un rôle. 4
- Augmentez progressivement les fibres : Essayez des aliments comme l’avoine, les haricots, les fruits et les légumes, en portions que vous tolérez.
- Associez fibres et liquides : Demandez à votre équipe soignante quelle quantité de liquide convient à votre santé et à votre activité. Respectez toute restriction hydrique au lieu de suivre un objectif générique.
- Observez vos réactions : Si davantage de fibres aggrave la satiété ou les ballonnements, demandez un autre plan plutôt que de continuer à augmenter la quantité. 5
Notre guide sur l’hydratation sous GLP‑1 vous aide à préparer des questions sur l’apport en liquides. Notez les objectifs recommandés par votre médecin au lieu de choisir une quantité universelle de fibres ou d’eau.
Choisir un plan de soulagement avec votre médecin
Les recommandations AGA/ACG préconisent le polyéthylène glycol (PEG) chez l’adulte atteint de constipation idiopathique chronique, c’est-à-dire persistante et sans cause identifiée. Elles soutiennent également l’essai du psyllium, un complément de fibres, ainsi que l’utilisation ponctuelle ou à court terme de certains laxatifs stimulants. Il s’agit de données générales sur la constipation, pas d’essais directs sur la constipation causée par les GLP‑1. 6
Demandez à un pharmacien ou à un médecin quelle option convient à vos symptômes, à vos autres médicaments et à votre fonction rénale. Les laxatifs au magnésium exigent une prudence particulière en cas de maladie rénale. Ne combinez pas plusieurs produits et ne prenez pas de laxatif chaque jour sans avis médical ; le PEG et les autres laxatifs peuvent provoquer des ballonnements ou de la diarrhée. 6
Si la constipation persiste, contactez votre prescripteur avant la prochaine augmentation de dose prévue. Les spécialistes des effets digestifs liés aux GLP‑1 recommandent d’envisager un changement du calendrier d’augmentation si les symptômes continuent. 7
Les signes d’alerte nécessitent une attention médicale
Demandez des soins urgents en cas de douleur abdominale intense ou constante, de vomissements, d’impossibilité d’émettre des gaz ou de sang dans les selles. Ces symptômes doivent être évalués avant d’essayer davantage de fibres ou de laxatifs. Contactez votre médecin si la constipation ne s’améliore pas malgré les mesures à domicile, même en l’absence de ces signes. 4
Suivre les symptômes avec Shotsy
Utilisez le journal des symptômes et les notes quotidiennes de Shotsy pour suivre les changements du transit à côté des dates d’injection. Vous pouvez exporter un PDF comprenant un graphique des effets secondaires pour suivre l’évolution des symptômes. Apportez-le à votre rendez-vous ou envoyez-le à votre médecin, avec des notes sur les mesures essayées et leur efficacité.
Conclusion
Vous n’avez pas à accepter une constipation persistante comme une conséquence inévitable d’un traitement GLP‑1. Examinez votre alimentation et votre hydratation, demandez conseil pour choisir un plan de soulagement approprié et contactez votre prescripteur si les symptômes persistent ou s’aggravent.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre traitement ou votre routine de santé.