Introduction
La prochaine vague de médicaments pour la perte de poids devrait arriver sur le marché en 2027, et plusieurs candidats affichent une efficacité nettement supérieure à celle des options actuelles. La rétatrutide, un agoniste de trois récepteurs développé par Eli Lilly, a permis d’obtenir une perte de 28,7 % du poids corporel dans des essais de phase 3. CagriSema, de Novo Nordisk, associe les voies de l’amyline et du GLP‑1 pour une perte de poids de 22,7 %. D’autres candidats de Boehringer Ingelheim et d’Amgen sont également à un stade avancé de développement. Aucun n’est encore approuvé par la FDA, mais les données cliniques indiquent une avancée significative par rapport aux traitements GLP‑1 existants. Voici comment agit chaque médicament et quand il pourrait être disponible.
Rétatrutide : l’agoniste triple
La rétatrutide cible simultanément trois récepteurs : GLP‑1, GIP et glucagon. Les agonistes doubles actuels comme le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound) agissent sur GLP‑1 et GIP. L’activation supplémentaire du récepteur du glucagon augmente la dépense énergétique et favorise la dégradation des graisses dans le foie, ce qui pourrait expliquer les chiffres plus élevés de perte de poids.
Dans l’essai de phase 3 TRIUMPH-4, les participants prenant de la rétatrutide ont obtenu une perte de 28,7 % de leur poids corporel en moyenne, ce qui en fait le médicament contre l’obésité le plus efficace testé à ce jour. Le profil d’effets secondaires était similaire à celui des médicaments GLP‑1 existants : les nausées, la diarrhée et les vomissements étaient les événements indésirables les plus fréquents et étaient principalement concentrés pendant l’augmentation progressive de la dose.
Eli Lilly devrait déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché (NDA) auprès de la FDA fin 2026 ou début 2027, avec une décision potentielle au second semestre 2027. La rétatrutide est également étudiée pour traiter la stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH), auparavant appelée maladie du foie gras, ce qui pourrait élargir son utilisation clinique au-delà de l’obésité.
CagriSema : l’amyline rencontre le GLP‑1
CagriSema associe le cagrilintide, un analogue de l’amyline à longue durée d’action, au sémaglutide dans une seule injection hebdomadaire. L’amyline est une hormone co-sécrétée avec l’insuline qui favorise la satiété et ralentit la vidange gastrique par des mécanismes distincts de ceux du GLP‑1. L’association vise à cibler des voies complémentaires de régulation de l’appétit pour produire un effet supérieur à celui de chaque composant pris seul.
L’essai REDEFINE-1 de phase 3 a fait état d’une perte de poids corporel moyenne de 22,7 % sur 68 semaines, supérieure aux quelque 16 % observés avec le sémaglutide seul à 2,4 mg. La FDA devrait prendre une décision concernant CagriSema fin 2026. S’il est approuvé, ce serait la première injection combinée à associer deux hormones distinctes de la satiété.
Novo Nordisk mène également le programme REDEFINE auprès de plusieurs populations de patients, notamment des personnes atteintes de diabète de type 2, chez qui les traitements GLP‑1 produisent généralement une perte de poids plus modeste. Les résultats de ces essais aideront à déterminer comment CagriSema se compare aux options existantes dans différents contextes cliniques.
Survodutide : une approche par agoniste double
Le survodutide, développé par Boehringer Ingelheim, active les récepteurs GLP‑1 et du glucagon. Dans des essais de phase 2, les participants ont obtenu une perte de poids corporel d’environ 19 % sur 46 semaines. Les essais de phase 3 sont actuellement en cours, et leurs résultats sont attendus en 2026.
Le composant glucagon est important, car il augmente la dépense énergétique au repos, ce qui signifie que le corps brûle davantage de calories même au repos. Ce mécanisme pourrait aider à lutter contre l’adaptation métabolique à l’origine des plateaux de perte de poids observés avec les traitements existants. Comme la rétatrutide, le survodutide est également étudié pour traiter la MASH, ce qui témoigne de la reconnaissance croissante du fait que les médicaments contre l’obésité peuvent traiter simultanément plusieurs troubles métaboliques.
MariTide : une dose mensuelle
MariTide, développé par Amgen, adopte une approche différente. Il s’agit d’un conjugué anticorps-peptide qui bloque le récepteur GIP tout en activant GLP‑1, et il est conçu pour être injecté une seule fois par mois au lieu d’une fois par semaine. Dans les données de phase 2, les participants ont perdu jusqu’à 20 % de leur poids corporel, et ce schéma mensuel a été maintenu pendant toute la période de l’étude.
Les essais de phase 3 sont en cours, et Amgen n’a pas encore annoncé de date prévue pour le dépôt d’une NDA. Si MariTide s’avère efficace et sûr dans des essais de plus grande ampleur, une dose mensuelle pourrait réduire considérablement la contrainte du traitement et améliorer l’observance. Pour les patients qui trouvent les injections hebdomadaires peu pratiques ou qui oublient fréquemment des doses, une option mensuelle améliorerait sensiblement la qualité de vie.
Les formulations orales à l’horizon
Au-delà des médicaments injectables, plusieurs entreprises développent des alternatives orales. Le sémaglutide oral de Novo Nordisk contre l’obésité (Rybelsus à dose plus élevée) et l’orforglipron d’Eli Lilly (un agoniste oral non peptidique du GLP‑1) sont en phase avancée d’essais cliniques. Le danuglipron de Pfizer est un autre candidat oral ciblant le GLP‑1, même si les premiers essais ont montré des taux d’abandon plus élevés en raison d’effets secondaires gastro-intestinaux.
Les médicaments oraux pourraient considérablement élargir l’accès aux traitements GLP‑1 en supprimant la nécessité des injections, en simplifiant la distribution en pharmacie et en réduisant potentiellement les coûts de fabrication. Toutefois, la biodisponibilité orale reste un défi, et aucune de ces formulations n’a encore démontré une efficacité équivalente à celle des options injectables dans des comparaisons directes.
Ce que cela signifie pour les utilisateurs actuels de GLP‑1
Si vous prenez actuellement du sémaglutide ou du tirzépatide, ces médicaments de nouvelle génération ne sont pas encore disponibles et aucun n’est approuvé par la FDA. Il n’y a aucune raison d’arrêter ou de modifier votre traitement actuel en fonction des données sur les médicaments en développement. Toutefois, le paysage évolue rapidement, et comprendre les options peut vous aider à avoir des échanges éclairés avec votre professionnel de santé au sujet de vos futurs projets de traitement.
Changer de médicament est une décision clinique qui doit tenir compte de votre réponse individuelle, de votre tolérance aux effets secondaires, de la prise en charge par votre assurance et de vos objectifs de santé. Disposer d’un historique documenté de votre réponse au traitement actuel fournit à votre professionnel de santé les données nécessaires pour évaluer si un médicament plus récent pourrait vous convenir lorsqu’il sera disponible.
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Shotsy prend en charge les médicaments personnalisés et ajoutera les nouvelles options approuvées par la FDA au moment de leur lancement. Vos données existantes de suivi du poids, des doses, des effets secondaires et de la nutrition fournissent à votre professionnel de santé la référence nécessaire pour évaluer si le passage à un médicament de nouvelle génération est pertinent pour vous. Plus votre historique de suivi est long, plus la comparaison est claire.
Conclusion
Le développement des médicaments contre l’obésité entre dans une nouvelle phase, avec des candidats qui ciblent plusieurs voies hormonales et permettent une perte de poids nettement supérieure à celle des options actuelles. La rétatrutide arrive en tête avec une perte de 28,7 % en phase 3, CagriSema propose une association inédite d’amyline et de GLP‑1 à 22,7 %, le survodutide ajoute l’activation du glucagon et MariTide pourrait offrir une dose mensuelle. Aucun de ces médicaments n’est encore approuvé, mais des décisions de la FDA sont attendues en 2026 et 2027. Continuez votre traitement actuel, suivez vos progrès et discutez de l’évolution des options avec votre professionnel de santé à mesure que de nouvelles données apparaissent.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre traitement ou votre routine de santé.