Introduction

Vous pouvez encore avoir faim pendant un traitement par sémaglutide (Ozempic, Wegovy) ou tirzépatide (Mounjaro, Zepbound). La faim à elle seule ne permet pas de savoir si le traitement fonctionne. Examinez votre appétit avec votre alimentation, l’évolution de votre poids et vos objectifs de traitement avec votre prescripteur.

Une baisse de la faim ne signifie pas sa disparition

Dans un essai randomisé mené en 2021, des chercheurs ont suivi 72 adultes souffrant d’obésité pendant 20 semaines. Les participants recevaient chaque semaine du sémaglutide, avec une augmentation progressive jusqu’à 2,4 mg, ou un placebo. Le groupe sous sémaglutide a déclaré avoir moins faim et a consommé 35 % de calories en moins lors d’un repas test que le groupe placebo. Il s’agissait d’une moyenne de groupe pour un seul repas, pas d’un objectif alimentaire quotidien ni d’une promesse de disparition de la faim. 1

Laissez le temps au calendrier de doses prescrit

Pour les injections hebdomadaires de Wegovy, la notice américaine prévoit une dose initiale faible, puis des augmentations progressives afin de réduire les effets indésirables digestifs. La dose de départ n’est pas la dose d’entretien. Suivez les instructions de votre médicament et demandez conseil à votre prescripteur avant de modifier la quantité ou le moment de l’injection. 2

Lors de votre suivi, demandez si vous progressez vers vos objectifs de traitement et si votre dose actuelle vous convient. Si votre perte de poids s’est arrêtée, notre guide sur le plateau de perte de poids sous GLP‑1 explique les points à examiner.

Examiner les habitudes liées à une faim persistante

De longues périodes sans manger peuvent vous donner faim. Les recommandations conjointes en nutrition conseillent d’examiner l’alimentation, le sommeil et le stress pendant le traitement. 3 Apportez quelques observations précises à votre rendez-vous :

  • Horaires des repas : Notez quand vous mangez et si la faim survient après une longue pause.
  • Composition des repas : Indiquez ce que vous avez mangé et si vous vous êtes senti rassasié ensuite.
  • Contexte quotidien : Notez votre sommeil, votre activité, votre stress et les moments où la faim perturbe votre routine.
  • Historique du traitement : Indiquez les doses oubliées, les effets secondaires et les changements prescrits par votre médecin.

Par exemple, « je saute le déjeuner et j’ai faim toute la soirée » donne à votre médecin plus d’éléments que « le médicament ne fonctionne pas ». Notre guide des repas peut vous aider à préparer des repas à discuter avec votre diététicien.

Prendre au sérieux une faim soudaine accompagnée d’autres symptômes

Une faim soudaine accompagnée de sueurs, de tremblements ou de vertiges peut signaler une hypoglycémie. Le risque augmente lorsque le sémaglutide ou le tirzépatide est associé à l’insuline ou à un sulfamide hypoglycémiant. Si vous le pouvez, vérifiez votre glycémie et suivez les consignes qui vous ont été données pour l’hypoglycémie. Une confusion importante ou une perte de connaissance nécessite une aide médicale d’urgence. 2 4

Suivre l’appétit et les repas avec Shotsy

Regroupez dans Shotsy vos notes sur l’appétit, vos repas et votre historique d’injections. Apportez ces informations à votre rendez-vous pour expliquer quand la faim survient et ce que vous avez observé.

Conclusion

Demandez à votre prescripteur de faire le point si la faim reste difficile à gérer, même lorsque vous suivez votre plan de traitement. Apportez des exemples de repas et de symptômes afin de décider ensemble de la suite. Si votre inquiétude concerne plutôt un appétit trop faible, consultez notre guide consacré à l’alimentation quand on n’a pas faim sous GLP‑1.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre médecin avant de modifier votre traitement ou votre routine de santé.